Le poste peut être prêt et le site rester éteint : le calendrier du GRD est indépendant du vôtre. Comprendre les étapes, ce qui allonge, ce qui accélère — et où s'arrête notre rôle.
C'est l'erreur qui coûte le plus cher sur un projet de poste : croire qu'il n'y a qu'un délai, celui du matériel. En réalité, deux calendriers tournent en parallèle — le vôtre (études, commande, fabrication, génie civil) et celui du GRD (instruction de la demande, travaux réseau, mise en service). Ils ne se déclenchent pas au même moment et ne dépendent pas des mêmes acteurs. Un poste livré qui attend son énergie pendant des mois, c'est presque toujours le second calendrier qui a été lancé trop tard.
Le parcours suit une logique constante, quels que soient les détails de procédure (les modalités exactes et les délais applicables relèvent du texte en vigueur et du GRD — à vérifier auprès d'Enedis ou de votre ELD) :
1. Qualifier le besoin. Puissance de raccordement souhaitée, en soutirage, en injection ou les deux. C'est ce chiffre qui décide si vous restez en BT ou passez en HTA — et il conditionne tout le reste.
2. Déposer la demande de raccordement. Elle ouvre l'instruction côté GRD : c'est le point de départ du calendrier réseau. Plus elle part tôt, mieux le projet se déroule.
3. Recevoir et accepter la proposition de raccordement. Elle fixe le point de livraison, les travaux à la charge du GRD, la contribution financière et les conditions techniques.
4. Réaliser votre partie. Poste de livraison conforme au référentiel NF C 13-100, génie civil, câblage — c'est là que nous intervenons.
5. Contrôle et mise sous tension. Attestation de conformité, vérifications, puis mise en service par le GRD.
Un site qui consomme (industrie, data center, hub de recharge) demande un raccordement en soutirage. Une centrale solaire ou éolienne demande un raccordement en injection. Un site avec stockage ou autoconsommation fait les deux — et c'est ce cas qui doit être annoncé d'emblée : il change la conception du poste, le comptage, les protections, et parfois le transformateur lui-même (flux réellement bidirectionnel — voir notre page BESS).
Ce qui allonge : une demande déposée après la commande du matériel ; une puissance qui change en cours d'instruction (elle peut relancer l'étude) ; un point de livraison contesté ; un dossier incomplet qui repart en aller-retour. Ce qui accélère : déposer tôt, même sur une puissance encore provisoire ; faire mener l'étude par un bureau d'études qui connaît le référentiel du GRD ; et mener le génie civil en parallèle de la fabrication plutôt qu'après.
Nous fournissons le matériel et la documentation qui alimentent votre dossier : plans, schémas, rapports d'essais, déclarations de conformité, le tout aligné sur le référentiel applicable et les prescriptions de votre GRD. En revanche, la demande de raccordement, c'est vous ou votre bureau d'études qui la portez — le GRD contractualise avec le demandeur, pas avec le fournisseur de matériel. Nous calons notre planning de livraison sur le vôtre : dites-nous la date de mise en service visée, nous travaillons à rebours.
En pratique, au-delà de quelques centaines de kVA, le réseau BT local ne suffit plus et le GRD oriente vers un raccordement HTA avec poste de livraison. Le seuil exact n'est pas universel : il dépend du réseau à l'endroit précis de votre projet, et c'est le GRD qui tranche à l'instruction.
C'est possible et parfois nécessaire pour tenir un planning, mais c'est un pari : si la puissance ou le schéma changent à l'instruction, le matériel peut ne plus correspondre. Le compromis raisonnable : déposer la demande tôt, figer la spécification quand le point de livraison est confirmé.
La frontière se situe au point de livraison : le GRD réalise les travaux réseau jusqu'à ce point, vous réalisez votre installation en aval — dont le poste. La proposition de raccordement précise cette limite pour votre projet.
Dites-nous la date visée et les contraintes du GRD : nous travaillons à rebours. Première réponse sous 48 h.
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