Le transformateur le mieux dimensionné déclenchera quand même si son local ne respire pas. La ventilation n'est pas un détail de génie civil : elle fait partie du dimensionnement électrique. Voici comment elle agit, et comment l'aborder correctement.
Toute l'énergie perdue dans un transformateur — les pertes à vide (circuit magnétique) et les pertes en charge (enroulements) — finit en chaleur. Sur un appareil de distribution, cela représente couramment plusieurs kilowatts dissipés en continu à l'intérieur du local. Cette chaleur doit sortir aussi vite qu'elle entre, sinon la température du local monte, l'air qui refroidit l'appareil est de plus en plus chaud, et la marge disparaît.
Le schéma classique et efficace repose sur le tirage thermique : l'air chaud monte. On prévoit donc une entrée d'air frais en partie basse (au niveau du sol, côté opposé ou adjacent) et une sortie d'air chaud en partie haute. L'écart de hauteur entre les deux crée un courant d'air qui balaie l'appareil sans ventilateur. Plus l'écart de hauteur et la surface des grilles sont grands, plus le débit est important.
Les points qui font échouer une ventilation naturelle, en pratique :
La ventilation forcée — des ventilateurs commandés par thermostat — s'impose quand le tirage naturel ne suffit pas : local exigu ou enterré, forte puissance dissipée, ambiante extérieure élevée, ou contrainte architecturale qui interdit de grandes grilles. Sur le transformateur lui-même, l'équivalent est le passage d'un refroidissement ONAN (naturel) à ONAF (ventilé) : des ventilateurs sur les radiateurs augmentent la puissance admissible sans changer l'appareil. Cette option se prévoit à la commande.
C'est le message central : on ne dimensionne pas un transformateur « puis » son local. Les deux vont ensemble. Un même appareil de 1000 kVA n'offrira pas la même capacité utile dans un local bien ventilé et dans un réduit surchauffé. Trois leviers permettent d'y répondre : améliorer le local (grilles, tirage, ventilateurs), prendre de la marge de puissance à l'achat, ou choisir un mode de refroidissement adapté (ONAF, voire sec pour certains environnements). Le bon arbitrage dépend du site.
Pour un transformateur sec comme pour un immergé, nous intégrons les conditions réelles du local dans le dimensionnement, plutôt que de livrer une plaque « théorique » qui déclenchera au premier été. Si le local est un point faible connu, c'est justement le moment de le corriger, en particulier lors d'un remplacement.
Cet article présente des principes généraux d'installation et ne constitue pas une note de calcul. Le dimensionnement exact des ouvertures et des débits relève de votre bureau d'études, selon la puissance, le type d'appareil et la réglementation applicable (dont NF C 13-100 / NF C 13-200 pour les postes).
Un transformateur évacue ses pertes sous forme de chaleur. Si l'air chaud du local ne s'évacue pas, la température ambiante autour de l'appareil monte, sa marge de refroidissement se réduit et il peut déclencher ou vieillir prématurément. La ventilation conditionne la puissance réellement disponible.
La ventilation naturelle (grille basse pour l'entrée d'air frais, grille haute pour l'évacuation de l'air chaud) suffit souvent pour un poste correctement dimensionné. La ventilation forcée s'impose quand le local est exigu, mal exposé, ou quand la puissance dissipée est élevée.
Oui. Si la température ambiante autour de l'appareil dépasse durablement l'ambiante de référence, il faut soit améliorer la ventilation, soit prévoir un transformateur avec de la marge, soit passer en refroidissement forcé (ONAF). Le local fait partie du dimensionnement, pas seulement l'appareil.
Ventilation, dimensionnement et surchauffe estivale sont trois faces du même sujet : la thermique du poste.
Décrivez-nous le poste et ses conditions : nous choisissons puissance et refroidissement en conséquence, pas sur une plaque théorique.
Configurer un devis →