Deux composants font tout le transformateur : un noyau magnétique et des enroulements. Leurs matériaux déterminent les deux familles de pertes que vous paierez pendant 30 ans — et que le règlement Tier 2 plafonne.
Le noyau est un empilage de tôles d'acier au silicium à grains orientés, isolées entre elles et assemblées en joints décalés (« step-lap ») pour lisser le passage du flux. Sa qualité détermine les pertes fer — dites pertes à vide (P₀) — présentes dès la mise sous tension, 24 h/24, que l'appareil débite ou non. Sur trente ans d'exploitation, ce poste pèse lourd : c'est précisément lui que l'Écoconception Tier 2 plafonne en premier.
Le métal amorphe (alliage non cristallin) réduit les pertes à vide de façon spectaculaire — couramment de l'ordre de 60 à 70 % par rapport à une tôle classique. Contrepartie : un appareil un peu plus encombrant, plus coûteux à l'achat, parfois plus sonore. Il se justifie là où le transformateur reste sous tension en permanence avec une charge moyenne faible — distribution publique, sites peu chargés — où les pertes à vide dominent le bilan. Le calcul se fait au cas par cas : c'est un arbitrage de coût total de possession, pas un réflexe.
Autour du noyau, deux enroulements par phase : la BT (souvent en feuillard) et la HTA (fil méplat ou rond, en couches ou galettes). Leur résistance crée les pertes en charge (Pₖ), proportionnelles au carré du courant : à mi-charge, elles tombent au quart. Le choix cuivre / aluminium est un arbitrage classique : le cuivre conduit mieux et vieillit mieux à encombrement égal ; l'aluminium, plus léger et moins cher, exige des sections plus grosses. Les deux se font proprement — l'essentiel est que les pertes garanties respectent Tier 2, ce que nous spécifions dans les deux cas.
Le règlement (UE) 548/2014 plafonne les deux (niveau Tier 2 depuis juillet 2021) — c'est le plancher légal. Selon votre profil de charge, viser mieux que Tier 2 sur l'une ou l'autre famille peut se rembourser en quelques années : c'est l'option « Efficacité supérieure » de notre configurateur.
Ordres de grandeur donnés à titre indicatif ; les pertes garanties exactes figurent au devis et au rapport d'essais individuels de chaque appareil (NF EN 60076-1).
Par le profil de charge. Si le transformateur reste sous tension en permanence avec une charge moyenne faible, les pertes à vide dominent et l'amorphe se rembourse. S'il travaille fort, une conception classique optimisée en pertes en charge peut être plus pertinente. Nous chiffrons les deux sur demande.
À encombrement égal, oui : meilleure conductivité, meilleures tenues mécanique et thermique. Mais un enroulement aluminium correctement dimensionné (sections majorées) est parfaitement fiable et moins coûteux. Le critère de vérité reste les pertes garanties et la tenue aux essais — pas le métal en soi.
Le flux magnétique est inversement proportionnel à la fréquence : à 50 Hz, un noyau taillé pour 60 Hz sature — échauffement, bruit, pertes et courant magnétisant en forte hausse. Le réseau français est à 50 Hz : l'appareil doit être conçu pour, dès l'origine.
Oui. Tier 2 est un plafond réglementaire, pas un optimum. Noyau de meilleure qualité (ou amorphe) pour P₀, sections majorées pour Pₖ : sur un appareil très sollicité, l'écart se rembourse souvent en quelques années d'électricité économisée.
Du cœur de l'appareil à la réglementation qui l'encadre.
Décrivez votre charge dans le configurateur — nous proposons la conception qui minimise votre coût total.
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