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Le transformateur d'une centrale solaire : de l'onduleur au réseau

Dans une centrale photovoltaïque, le transformateur travaille à l'envers du cas classique : il élève la tension pour injecter. Cette inversion — plus quelques particularités du PV — change réellement la spécification.

La chaîne électrique d'une centrale PV

Panneaux (courant continu) → onduleurs (BT alternatif) → transformateur élévateur BT → HTA → poste de livraison / d'évacuation → réseau public. Jusqu'à quelques MW, l'évacuation se fait en HTA sur le réseau Enedis (ou ELD) ; les grands parcs remontent en HTB vers RTE via un poste HT dédié. Le transformateur élévateur, lui, vit au pied des onduleurs — souvent en poste compact extérieur (IEC 62271-202) réparti sur le champ.

1 — La tension BT n'est pas 400 V

Les onduleurs de centrale sortent rarement du 400 V : selon les modèles, la tension nominale s'étage typiquement de 400 à 800 V (600 V, 660 V, 690 V, 800 V…). Le transformateur se conçoit exactement pour la tension de vos onduleurs — première information à verrouiller, avec la fiche technique de l'onduleur à l'appui. C'est l'exemple parfait du sur-mesure : il n'existe pas de « transfo solaire » générique.

2 — Le double secondaire : un transformateur pour deux groupes d'onduleurs

Grande spécificité du PV : le transformateur à deux enroulements BT séparés (« double secondaire », couplage type Dy11y11 ou équivalent). Chaque secondaire alimente son groupe d'onduleurs, électriquement indépendant de l'autre — ce qui limite les courants de circulation entre onduleurs et économise un transformateur sur deux à l'échelle du parc. À signaler dès la demande : cela change la conception en profondeur.

Et le « bidirectionnel » ? Une centrale PV pure injecte dans un seul sens : l'important est que l'appareil soit conçu comme élévateur, avec les bonnes prises de réglage côté réseau. Le flux réellement bidirectionnel devient critique quand on ajoute du stockage (BESS) — charge la journée, décharge le soir — cas prévu dans le champ « Application » de notre configurateur.

3 — Une charge cyclique, des harmoniques, du temps mort

Le profil solaire est unique : zéro la nuit, rampe le matin, plateau au zénith — tous les jours. Ce cyclage thermique quotidien fatigue différemment qu'une charge industrielle constante, et les onduleurs injectent leur lot d'harmoniques (moins sévères que des serveurs, mais réels). La conception en tient compte : échauffements calculés sur le profil réel, et la nuit, l'appareil resté sous tension ne paie que ses pertes à vide — raison de plus pour les spécifier basses (cf. noyau & enroulements).

4 — Le raccordement producteur : Enedis a son mot à dire

Injecter n'est pas soutirer : le raccordement d'un producteur suit une procédure spécifique du gestionnaire de réseau (étude, convention, comptage), et le poste de livraison embarque une protection de découplage — l'organe qui déconnecte la centrale si le réseau disparaît. Ces exigences (NF C 13-100 côté poste, prescriptions Enedis/RTE côté réseau) se traitent avec votre bureau d'études ; nous alignons l'appareil et le poste sur le schéma validé.

Repères de conception généraux ; tensions, couplage et protections exacts se calent sur vos onduleurs, votre architecture et la convention de raccordement — à confirmer avec le bureau d'études et le GRD.

Questions fréquentes

Solaire

Quelle tension BT indiquer pour un transformateur solaire ?

Celle de vos onduleurs, à prendre sur leur fiche technique : 400, 600, 660, 690 ou 800 V selon les modèles. C'est la première donnée du dimensionnement — le champ « Tension BT » du configurateur accepte toutes ces valeurs via « Autre ».

Le double secondaire vaut-il vraiment le coup ?

Sur une centrale d'une certaine taille, oui : un seul transformateur dessert deux groupes d'onduleurs indépendants, ce qui réduit le nombre d'appareils, de postes et de raccordements HTA. Il faut simplement le prévoir dès la conception — pas en modification.

Faut-il un transformateur « bidirectionnel » pour du PV pur ?

Pour de l'injection pure, l'essentiel est une conception élévateur correcte (prises, pertes, échauffement sur profil solaire). Le bidirectionnel vrai devient déterminant dès qu'un stockage batterie s'ajoute au parc — précisez-le dans la demande.

Qui valide le raccordement au réseau ?

Le gestionnaire de réseau — Enedis (ou l'ELD) en HTA, RTE en HTB — via sa procédure de raccordement producteur : étude, convention, comptage et exigences de protection de découplage. Votre bureau d'études pilote ; nous fournissons un matériel conforme au schéma retenu.

Pour aller plus loin

Le solaire mobilise l'élévateur, le poste et — de plus en plus — le stockage.

Prêt à chiffrer

Vos onduleurs, votre parc : l'élévateur exact qui va avec

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